Par bonne intention, beaucoup tombent dans des pratiques qui, au mieux, annulent le bienfait de la roqya, au pire, ouvrent la porte à l’interdit. Pour avancer sereinement, voici 7 erreurs à éviter absolument — et la voie sûre à leur place.
- La roqya reste par le Coran, la Sunna et une langue comprise.
- Les amulettes suspendues sont blâmées, parfois du chirk.
- Pas de prénom de la mère, pas de djinns, pas de charlatans.
- Seul Allâh guérit : le récitant n’est qu’une cause.
Les 7 erreurs à fuir
- Porter des amulettes (ta‘wîdh) suspendues au cou ou sur soi.
- Donner le prénom de la mère au « raqi » qui le réclame.
- Se rendre chez un charlatan, un voyant ou un « désenvoûteur ».
- Inventer des nombres de récitation sans fondement.
- Croire que le récitant guérit par lui-même.
- Mélanger des formules incompréhensibles ou des langues inconnues.
- Abandonner la médecine en croyant que la roqya suffit à tout.
La preuve contre les amulettes
Le Prophète ﷺ a tranché clairement :
مَنْ تَعَلَّقَ تَمِيمَةً فَقَدْ أَشْرَكَ
« Celui qui suspend une amulette a certes associé. » [Rapporté par Ahmad et Abû Dâwûd — authentifié]
Cheikh Ibn Bâz — rahimahu-Llâh — a expliqué ce hadith en détail, rappelant que suspendre des amulettes relève des moyens du chirk, même quand l’intention est bonne.
- Tout ce qui sort du Coran et de la Sunna.
- Tout récitant qui exige des choses étranges ou de l’argent disproportionné.
- Toute promesse de guérison « garantie » : elle appartient à Allâh seul.
Pour une roqya 100% légiférée, à l’abri des innovations et du charlatanisme :
- les versets et invocations de roqya (arabe + français)
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- les protections du matin et du soir
- les erreurs et pratiques douteuses à éviter
- le tout sourcé : Coran, Sunna et paroles des savants
Questions fréquentes
Le « ta‘wîdh » contenant du Coran est-il permis ?
C’est un sujet de divergence ; par prudence, beaucoup de savants l’ont déconseillé, car cela ouvre la porte aux amulettes interdites. La récitation directe reste la voie la plus sûre.
Comment reconnaître un bon récitant ?
Il s’en tient au Coran et à la Sunna, ne réclame rien d’étrange, et rappelle que la guérison vient d’Allâh.
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Sources & références exactes
- Cheikh Ibn Bâz — Explication du hadith « Celui qui suspend une amulette a certes associé », fatwa n°19879 (binbaz.org.sa)
- Cheikh Ibn Bâz — « Sifat ar-ruqya ash-char‘iyya », fatwa n°18771 (binbaz.org.sa)
- Hadith « man ta‘allaqa tamîma » — Ahmad et Abû Dâwûd (authentifié)
